Un ransomware peut paralyser un système d’information en quelques minutes. Mais au-delà de l’arrêt de l’activité, c’est un autre risque qui émerge : la perte ou l’altération des documents essentiels de l’entreprise. Factures, contrats, données RH ou pièces justificatives : si ces documents deviennent inaccessibles ou compromis, l’entreprise ne peut plus prouver ses droits, répondre à un contrôle ou se défendre en cas de litige. Dans ce contexte, la question n’est plus seulement de restaurer les systèmes, mais de garantir l’intégrité des preuves. L’archivage électronique apparaît alors comme un levier clé de résilience.
1. Les ransomwares : une menace devenue permanente
Les cyberattaques font désormais partie du quotidien des entreprises. Parmi ces attaques, les ransomwares occupent une place particulière : ils consistent à chiffrer les données d’une organisation pour exiger une rançon en échange de leur restitution. En 2024, 144 attaques par rançongiciel ont été signalées à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) en France. Mais au-delà de l’impact financier immédiat, le véritable risque est ailleurs : la perte d’accès aux documents essentiels. Sans accès à ses données, une entreprise ne peut plus justifier ses actions, répondre à un contrôle ou défendre ses intérêts.
2. Quand les données disparaissent, les preuves aussi
Un ransomware ne se contente pas de bloquer l’activité : il remet en cause l’intégrité et la disponibilité des documents. Or, les entreprises doivent être capables de produire des documents fiables en cas de contrôle administratif, fiscal ou de litige. Contrats, factures ou documents RH constituent des preuves essentielles.
Sans dispositif adapté :
- les fichiers peuvent être chiffrés et inaccessibles
- les documents peuvent être altérés ou supprimés
- la traçabilité des actions disparaît
Pour être recevable, un document électronique doit être conservé dans des conditions garantissant son intégrité dans le temps. En France, l’article 1366 du Code civil reconnaît la valeur juridique de l’écrit électronique à condition qu’il soit conservé de manière à en garantir l’intégrité. Par ailleurs, les normes comme la NF Z42-013 et la CEN TS 18170 encadrent les exigences techniques permettant d’assurer cette valeur probante.
3. L’archivage électronique : un rempart contre les cyberattaques
Contrairement à un simple stockage, un système d’archivage électronique (SAE) est conçu pour garantir la fiabilité des documents dans le temps.
Les documents archivés sont :
- figés : ils ne peuvent plus être modifiés
- horodatés : leur date est certifiée
- scellés : leur intégrité est garantie
- tracés : toutes les actions sont enregistrées
Grâce à ces mécanismes, il devient extrêmement difficile de supprimer, modifier ou corrompre un document archivé. Même en cas de cyberattaque, les documents conservent leur intégrité et leur valeur probante.
En s’appuyant sur une solution comme Arkhineo, les organisations bénéficient d’un environnement sécurisé, audité et conforme aux normes en vigueur, garantissant la préservation de leurs documents sensibles face aux cybermenaces.
C’est cette capacité à préserver des preuves fiables qui fait du SAE un élément clé de la cybersécurité.
4. Protéger son patrimoine informationnel face aux cybermenaces
Les cyberattaques ne visent pas uniquement les systèmes informatiques : elles ciblent le patrimoine informationnel de l’entreprise. Documents contractuels, données métier, justificatifs administratifs… ces informations sont indispensables au fonctionnement et à la conformité de l’organisation.
Selon le Forum économique mondial, les cyberattaques figurent parmi les principaux risques mondiaux, avec un impact économique jugé élevé et en forte progression. Protéger ses documents, c’est protéger son activité, sa conformité et sa capacité à agir en justice. Dans ce contexte, l’archivage électronique permet non seulement de sécuriser les données, mais aussi de garantir leur exploitabilité dans le temps.
FAQ
Un ransomware peut-il supprimer des documents archivés ?
Non. En faisant appel à un tiers archiveur, vos documents ne sont pas sur votre système et ne sont donc pas concernés par l’attaque.
Pourquoi l’archivage est-il clé en cas de cyberattaque ?
Parce qu’il permet de conserver des preuves fiables, même si les systèmes opérationnels sont compromis.
Faut-il externaliser son archivage électronique ?
Faire appel à un prestataire certifié permet de bénéficier de niveaux de sécurité, de conformité et d’expertise difficilement atteignables en interne.
Sources de référence
- Usine Digitale
- Article 1366 du Code civil
- Modèle et normes de l’archivage électronique
- Forum économique mondial
